La décoration intérieure est souvent reléguée à la fin du projet, quand le budget est déjà largement consommé. C'est un mauvais calcul : les choix qui rendent un logement agréable à vivre se décident au stade des plans, et beaucoup deviennent impossibles ou coûteux une fois les murs fermés.
L'implantation électrique en est l'exemple le plus courant. Le nombre de prises, leur hauteur, les points de commande, la position des luminaires dépendent de l'usage prévu de chaque pièce et de l'emplacement du mobilier. Décider de tout cela avant les saignées évite les rallonges apparentes et les interrupteurs derrière une porte.
L'éclairage mérite d'être pensé par usage plutôt que pièce par pièce : un plan de travail, un miroir de salle d'eau et un coin lecture n'appellent pas la même lumière. Superposer un éclairage général et des éclairages ponctuels change davantage l'atmosphère d'un logement qu'un choix de peinture.
Le choix des matériaux se joue à l'intersection de l'esthétique et de l'entretien. Un revêtement clair dans un couloir très fréquenté, une faïence à joints trop fins dans une salle d'eau, un plan de travail sensible aux taches : ces décisions se paient tous les jours pendant des années.
Les rangements, enfin, sont ce que l'on regrette le plus d'avoir négligé. Les prévoir sur le plan — plutôt que d'ajouter des meubles ensuite — libère de la surface et donne au logement une impression d'ordre que la décoration seule ne produit jamais.
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